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Les femmes humaines et les animaux non humains : des objets d'oppression, des sujets de libération.

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(15/11/2009)

Actualités

28 novembre 2009, Rome (Italie):

Manifestation nationale contre la violence masculine sur les femmes

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Beaucoup de femmes consacrent du temps à s'occuper d'animaux non humains ; parmi elles, nombreuses sont celles qui entreprennent le militantisme politique contre l'exploitation animale et deviennent ainsi végétariennes et véganes. Pourtant, la pensée féministe – peut-être plus intéressée à nier le lien entre les femmes et les animaux établi par le partiarcat qu'à le comprendre – prête très peu d'attention à l'oppression des animaux non humains.

Par ailleurs, beaucoup de militants contre l'exploitation animale se disent « antisexistes », jugeant que le respect pour les animaux non humains entraîne forcément le respect pour les animaux humains. Pourtant, au-delà de cette affirmation formelle, la pensée animaliste – peut-être plus intéressée à poursuivre des théories éthiques abstraites qu'à comprendre les conditions concrètes de l'oppression – prête de fait très peu d'attention aux femmes et fait souvent preuve des mêmes difficultés que d'autres mouvements politiques à leur donner la parole.

La relation entre la condition des femmes et celle des animaux non humains, tant comme objets d'oppression que comme sujets de libération, n'est pas encore parfaitement claire, mais plusieurs intuitions ont été proposées. Le but de ce site est de recueillir les contributions déjà disponibles et d'en encourager de nouvelles, pour transformer une question qui, jusqu'à manintenant, est restée confuse et marginale, en un sujet à discuter ouvertement et sérieusement au moyen d'histoires personnelles et de réflexions politiques, d'analyses théoriques et d'expériences artistiques.

Le nom de ce site, « donnEanimali » (femmes animales / femmes et animaux) veut évoquer non seulement le rapport entre les femmes humaines et les animaux non humains, mais aussi mettre en valeur l'animalité commune aux femmes et aux animaux. Revendiquer l'animalité signifie lui enlever la marque ignominieuse que le patriarcat lui a assignée, celle d'un attribut qui renvoit à une physicité obscure et irrationnelle, à dominer et à écraser. Revendiquer l'animalité signifie la remplir d'un sens élevé, celui d'une intelligence qui s'enracine dans le corps et dans ses relations avec d'autres corps et qui fonde la solidarité et l'amour.